Ils disent aussi Galerie.
- CAGETON, s. m. Hanneton,—dans l'argot des voleurs, qui savent qu'il est impossible de mettre ce scarabée en cage, et qui voudraient bien jouir du même privilège.
- CAGNE, s. f. et m. Personne paresseuse comme une chienne,—dans l'argot du peuple.
C'est aussi le nom qu'il donne au cheval,—pour les mêmes raisons.
- CAGNOTTE, s. f. Rétribution tacitement convenue qu'on placesous le chandelier de la demoiselle de la maison. Argot des joueurs du demi-monde.
- CAGOU, s. m. Voleur solitaire,—dans l'argot des voleurs.
- CAHIN-CAHA, adv. Avec peine, de mauvaise grâce,—dans l'argot du peuple, fidèle à l'étymologie: qua hinc, qua hac.
- CAILLASSE, s. f. Cailloux,—dans le même argot.
- CAILLÉ, s. m. Poisson,—dans l'argot des voleurs.
- CAILLE COIFFÉE, s. f. Femme éveillée, un peu plus amoureuse que son mari ne le voudrait,—dans l'argot du peuple, qui connaît les mœurs du Coturnix.
- CAILLOU, s. m. Figure grotesque,—dans l'argot des voyous.
Signifie aussi Nez.
- CAISSE D'ÉPARGNE, s. f. La bouche, dans l'argot du peuple, qui a l'ironie amère, parce qu'il sait que les trois quarts du salaire sont absorbés par ce gouffre toujours ouvert.
Il l'appelle aussi, en employant une image contraire, Madame la Ruine.
- CAISSON, s. m. Tête,—dans l'argot des soldats.
Se faire sauter le caisson. Se brûler la cervelle.
- CALABRE, s. f. Teigne,—dans l'argot des voleurs.
- CALAIN, s. m. Vigneron,—dans le même argot.
- CALANCHER, v. n. Mourir,—dans l'argot des vagabonds.
- CALANDRINER LE SABLE, v. a. Traîner sa misère,—dans l'argot des voyous.
- CALÉ, ÉE, adj. Riche, heureux,—dans l'argot du peuple, à qui il semble qu'un homme calé ne peut plus tomber ni mourir.
- CALEBASSE, s. f. Tête,—dans l'argot des faubouriens, qui ont trouvé une analogie quelconque entre l'os sublime et le fruit du baobab, presque aussi vides l'un que l'autre.