- CALVIN, s. m. Raisin.
On dit aussi Clavin.
- CAMARADERIE, s. f. Aide mutuelle mais intéressée que se prêtent les gens de lettres, journalistes ou dramaturges, pour arriver à la fortune et à la réputation. C'est la courte-échelle appliquée à l'art et à la littérature, c'est-à-dire aux deux plus respectables choses qui soient au monde,—les plus respectables et les moins respectées, «Passe-moi la casse et je te passerai le séné. Dis que j'ai du génie et je crierai partout que tu as du talent.»
Le mot est nouveau, dans ce sens du moins, car les membres de la société de la casse et du séné, souvent, ne sont que des associés et pas du tout des amis; ils s'aident, mais ils se méprisent. C'est Henri Delatouche, l'ennemi, et, par conséquent, la victime de la camaraderie, qui est le parrain de ce mot, dont la place était naturellement marquée dans ce Dictionnaire, sorte de Muséum des infirmités et des difformités de la littérature française.
- CAMARDE, s. f. La Mort,—dans l'argot des voleurs, qui trouvent sans doute qu'elle manque de nez.
- CAMARO, s. m. Camarade, ami,—dans l'argot des faubouriens.
- CAMBOLER, v. n. Se laisser choir. Même argot.
- CAMBRIOLE, s. f. Chambre,—dans l'argot des voleurs.
Cambriole de Milord. Appartement somptueux.
Rincer une cambriole. Dévaliser une chambre.
- CAMBRIOLEUR, s. m. Homme qui dévalise les chambres, principalement les chambres de domestiques, en l'absence de leurs locataires.
Cambrioleur à la flan. Voleur de chambre au hasard.
- CAMBROU, s. m. Domestique mâle. Même argot.
- CAMBROUSE, s. f. Gourgandine,—dans l'argot des faubouriens, qui se rencontrent sans le savoir avec les auteurs du Théâtre-Italien.
- CAMBROUSIER, s. m. Brocanteur,—dans l'argot des revendeurs du Temple.
- CAMBROUSSE, s. f. Banlieue, campagne,—dans l'argot des voleurs.