- CASAQUIN, s. m. Le corps humain,—dans l'argot du peuple.
Sauter ou tomber sur le casaquin à quelqu'un. Battre quelqu'un, le rouer de coups.
Avoir quelque chose dans le casaquin. Être inquiet, tourmenté par un projet ou par la maladie.
- CASCADE, s. f. Plaisanterie; manque de parole,—chute de promesse.
- CASCADES, s. f. pl. Fantaisies bouffonnes, inégalités grotesques, improvisations fantasques,—dans l'argot des coulisses.
- CASCADEUSE, s. f. Fille ou femme qui,—dans l'argot des faubouriens,—laisse continuellement la clé sur la porte de son cœur, où peuvent entrer indifféremment le coiffeur et l'artiste, le caprice et le protecteur.
- CASCARET, s. m. Homme sans importance, de mine malheureuse ou d'apparence chétive. Argot du peuple.
- CASE, s. f. Maison, logement quelconque,—dans l'argot du peuple, qui parle latin sans le savoir.
Le patron de la case. Le maître de la maison, d'un établissement quelconque; le locataire d'une boutique, d'un logement.
- CASIMIR, s. m. Gilet,—dans le même argot.
- CASQUE, s. m. Chapeau,—dans l'argot des faubouriens, pour qui c'est le mâle de casquette.
Casque-à-mèche. Bonnet de coton.
- CASQUE, s. m. Effronterie, aplomb, blague du charlatan.
Avoir du casque, c'est-à-dire parler avec la faconde de Mangin.
- CASQUE (Avoir son), v. a. Être complètement gris,—ce qui amène naturellement une violente migraine, celle que les médecins appellent galea, parce qu'elle vous coiffe comme avec un casque.
- CASQUER, v. n. Payer,—dans l'argot des filles et des voleurs, qui, comme Bélisaire, vous tendent leur casque, avec prière—armée—de déposer votre offrande dedans.