Signifie aussi: donner aveuglément dans un piège,—de l'italien cascare, tomber, dit M. Francisque Michel.
Ce verbe a enfin une troisième signification, qui participe plus de la seconde que de la première,—celle qui est contenue dans cette phrase fréquemment employée par le peuple: J'ai casqué pour le roublard (je l'ai pris pour un malin).
- CASQUETTE, s. f. Chapeau de femme,—dans l'argot des faubouriens.
- CASQUETTE (Être), v. n. Être sur la pente d'une forte ivresse, avoir son casque.
- CASSANT, s. m. Noyer, arbre,—dans l'argot des voleurs; biscuit de mer,—dans l'argot des matelots.
- CASSANTES, s. f. pl. Les dents,—dans l'argot des voleurs.
- CASSE, s. f. Ce que l'on casse. Argot des garçons de café.
- CASSE-COU, s. m. Homme hardi jusqu'à l'audace, audacieux jusqu'à l'imprudence, jusqu'à la folie. Argot du peuple.
- CASSE-CUL, s. m. Chute qu'on fait en glissant. Argot du peuple. Les enfants jouent souvent au casse-cul.
- CASSE-GUEULE, s. m. Bal de barrière,—dans l'argot des faubouriens qui s'y battent fréquemment.
- CASSE-MUSEAU, s. m. Coup de poing,—dans le même argot.
C'est le nom d'une sorte de pâtisserie dans l'ouest de la France. Rabelais dit casse-musel.
- CASSE-NOISETTE, s. m. Figure grotesque, où le nez et le menton sont sur le point d'accomplir le mariage projeté depuis leur naissance.
- CASSE-POITRINE, s. m. Eau-de-vie poivrée,—dans l'argot du peuple.
- CASSE-POITRINE, s. m. pl. Individus voués aux vices abjects, qui manustupro dediti sunt, dit le docteur Tardieu.
- CASSER, v. n. Mourir,—dans l'argot des voleurs.
- CASSER, v. a. Couper,—dans l'argot des voyous.
- CASSER (Se la), v. réfl. S'en aller de quelque part; s'enfuir.
- CASSER DU BEC, v. n. Avoir une haleine infecte,—dans l'argot des faubouriens.
- CASSER DU GRAIN, v. a. Ne rien faire de ce qui vous est demandé. Argot du peuple.
- CASSER DU SUCRE, v. a. Faire des cancans,—dans l'argot des cabotins.
- CASSER LA GEULE A SON PORTEUR D'EAU, v. a. Avoir ses menses,—dans l'argot des voyous.
- CASSER LA HANE, v. a. Couper la bourse,—dans l'argot des voleurs.
- CASSER LA MARMITE, v. a. Se ruiner; s'enlever, par une folie, tout moyen d'existence. Argot des faubouriens.
- CASSER LE COU A UN CHAT, v. a. Manger une gibelotte,—dans l'argot du peuple.
- CASSER LE COU A UNE NÉGRESSE, v. a. Vider une bouteille.
- CASSER LE NEZ (Se), v. réfl. Avoir une déception plus ou moins amère, depuis celle qu'on éprouve à trouver fermée une porte qu'on s'attendait à trouver ouverte, jusqu'à celle qu'on ressent à voir un amant chez une femme qu'on avait le droit de croire seule.
- CASSER LE SUCRE A LA ROUSSE. Dénoncer un camarade ou plutôt un complice. Argot des voleurs.
- CASSEROLE, s. f. Mouchard,—dans le même argot.
- CASSEROLE, s. f. L'hôpital du Midi,—dans l'argot des faubouriens.
Passer à la casserolle. Se faire soigner par le docteur Ricord; être soumis à un traitement dépuratif énergique.
- CCasser son cable, v. a. Mourir,—dans l'argot des gens de lettres, qui ont emprunté l'expression à Commerson.
C'est une allusion à la rupture du câble transatlantique.
- CASSER SA CANNE, v. a. Dormir, et, par extension, mourir.
- CASSER UNE CROUTE, v. a. Manger légèrement en attendant un repas plus substantiel. Argot des bourgeois.
- CASSER SA CRUCHE, v. a. Perdre le droit de porter le bouquet de fleurs d'oranger,—dans l'argot du peuple, qui interprète à sa manière le tableau de Greuze.
- CASSER SA FICELLE, v. a. S'évader du bagne ou d'une maison centrale,—dans l'argot des voleurs.
- CASSER SA PIPE, v. a. Mourir, dans l'argot des faubouriens et des rapins.
- CASSER SON SABOT, v. a. Perdre le droit de porter un bouquet de fleur d'oranger,—dans l'argot du peuple.
- CASSEUR, s. m. Fanfaron,qui a l'air de vouloir tout casser,—dans l'argot du peuple.
Mettre son chapeau en casseur. Sur le coin de l'oreille, d'un air de défi.