Dimanche 14 juillet 1895.
J'ai vu flotter partout le drapeau tricolore, ce drapeau que j'ai servi avec honneur, avec loyauté. Ma douleur est telle, que la plume me tombe des mains; il y a des sensations qui n'ont pas de mots pour être exprimées.
Mardi 16 juillet 1895.
Les chaleurs deviennent terribles. La partie de l'île qui m'est réservée est complètement découverte; les cocotiers ne s'étendent que dans l'autre partie.
Je passe la plus grande partie des journées dans mon cabanon. Et rien à lire! Les revues du mois dernier ne me sont pas parvenues.
Et pendant ce temps, que deviennent ma femme, mes enfants?
Et toujours ce silence de tombe autour de moi.
Samedi 20 juillet 1895.
Les journées s'écoulent terriblement monotones dans l'attente anxieuse d'un meilleur lendemain.