Courage donc, chère Lucie, il faut que nous voyions tous la fin de ce drame.

Je t’embrasse de toutes mes forces, de toute mon âme, ainsi que nos chers enfants.

Ton dévoué,

Alfred.

Les livres que tu m’as envoyés me sont annoncés, mais je ne les ai pas encore reçus. Merci. J’en avais grand besoin, car la lecture peut seule distraire un peu ma pensée.


Le 5 octobre 1895.

Ma chère Lucie,

Je t’ai déjà écrit hier, mais après avoir lu et relu toutes les lettres arrivées par ce courrier, il s’en élevait un tel cri de souffrance, un tel cri d’agonie, que tout mon être en a été profondément secoué.

Vous souffrez pour moi, je souffre pour vous.