J’attends donc maintenant la fin de cet horrible drame et je compte les jours.
Merci des bonnes nouvelles que tu me donnes des enfants. Embrasse-les longuement de ma part, en attendant que je puisse le faire moi-même.
Mes meilleurs baisers pour toi de ton dévoué,
Alfred.
Embrasse tes chers parents, tous les nôtres pour moi.
Je ne sais par quelle voie tu m’as envoyé les livres et les revues que tu m’annonçais dans tes lettres du 25 août; mais, ce qu’il y a de certain, c’est qu’ils ne sont pas encore arrivés à la Guyane.
Le 27 décembre 1895.
Ma chère Lucie,
Je n’ai pas encore reçu tes chères lettres du mois d’octobre! Ni le courrier français du mois de novembre, ni le courrier anglais du mois de décembre ne les ont apportées! Qu’est-ce que cela signifie? Qu’en penser? Dans quel horrible cauchemar vis-je depuis tantôt quinze mois?