Les individus nourriciers sont très-petits et remarquables au premier coup d’œil par la teinte pourpre de leur cavité digestive. Ils sont fixés sur le tronc commun, à des distances assez égales, et presque toujours en quinconce, au moyen de pédicules allongés.
La partie antérieure de l’animalcule est armée de capsules urticantes. Sur sa partie moyenne existent douze bourrelets longitudinaux (cellules biliaires) qu’on est tenté de prendre pour des ovules. A la base de la tige naît le fil pêcheur, qui est extrêmement délié et garni d’une multitude de vrilles urticantes rouges attachées à des fils secondaires dépendant du fil pêcheur. Les organes urticants sont de deux sortes: de petits sabres serrés verticalement les uns contre les autres, et des fèves, un peu plus grandes, posées sur les bords du cordon rouge. La vrille se termine par un fil incolore tordu en spirale et couvert de lentilles urticantes. (C. Vogt.)
Les individus reproducteurs sont placés entre les individus nourriciers. On les a comparés à des boyaux allongés et dilatables; ils n’ont pas de bouche et sont toujours disposés par paire sur un pédoncule bifide. A leur base se voit souvent un fil pêcheur rabougri, court, hérissé sur toute sa surface de capsules urticantes. (C. Vogt.)
Quelle complication, quelle variété et quel développement dans ces petits appareils d’attaque et de défense! Mais aussi les élégantes Apolémies, si légères et si fragiles, n’ont guère plus de consistance qu’un amas de bulles de savon.
CHAPITRE XIV
LES ÉTOILES DE MER.
Vos etz l’Estèla dé la mar.
(R. Stairem, 1468.)
I