Certaines espèces sont extrêmement nombreuses, à tel point qu’on en charge des tombereaux pour les transporter dans les champs et pour en fumer les terres.

Edward Forbes a observé, dans les Luidies, une singulière faculté. L’animal peut se détruire en quelque sorte de lui-même, en détachant et abandonnant d’abord ses bras, qui se rompent, et en se divisant ensuite par morceaux. Ne pouvant pas se défendre tout entier, il se tue en détail. C’est un suicide partiel!

II

Les Étoiles de mer offrent les couleurs les plus variées: il y en a d’un gris jaunâtre, d’un jaune orangé, d’un rouge grenat, d’un violet enfumé, d’un roux obscur.....

Leur corps est soutenu par une enveloppe calcaire composée de pièces juxtaposées réunies par des fibres tendineuses, et armé de tubercules et de piquants.

M. Gaudry a évalué à plus de 11 000 les pièces solides qui se trouvent dans l’Étoile de mer rougeâtre[69], une des espèces les plus communes de l’Europe.

Les Astéries ont la bouche au centre de la surface inférieure. De cette bouche partent autant de gouttières ou sillons qu’il y a d’appendices brachiaux. Ces gouttières donnent passage aux organes du mouvement.

ASTÉRIE VUE EN DESSUS ET EN DESSOUS
(Astropecten spinulosus Müller et Troschel).

Ceux-ci forment une double ou quadruple rangée. Ils consistent en des cylindres charnus, grêles, tubuleux, terminés, dans le plus grand nombre, par une petite vésicule globuleuse remplie d’un liquide aqueux. Ils sont très-extensibles. Quand les pieds sortent, la vessie contractée pousse l’eau dans le tube, qui se roidit. Quand les pieds rentrent, leur peau musculaire renvoie leur contenu dans la vessie. L’Étoile s’accroche aux corps étrangers au moyen de ces organes, et réussit à exécuter les faibles mouvements qui constituent sa progression.