Leur système digestif est assez compliqué. On y trouve un estomac très-long ou très-large, garni souvent d’appendices latéraux, et un gros intestin dilaté en forme de vessie.....
Les Rotifères ont un cœur toujours en action. On le voit, à travers la carapace, se contracter et se dilater alternativement. Son existence est liée avec une circulation évidente, et, à ce point de vue, les Rotifères sont plus favorisés que les Insectes.
Les anciens naturalistes croyaient que les animaux étaient d’autant plus simples en organisation, qu’ils étaient plus petits. Le microscope a singulièrement modifié leur opinion à cet égard.
Nos animalcules porte-roues n’offrent généralement qu’un seul œil arrondi et mobile, rouge ou rougeâtre, situé au milieu du front (Brachions). Un petit nombre d’espèces, mieux douées, en possèdent deux, trois et même quatre. D’autres n’en ont pas (Lapadelles).
Ce qui est digne de remarque, c’est que cet organe est quelquefois placé sur la nuque et même sur le dos (Ehrenberg, Nitzsch); de manière que l’animal voit plutôt au-dessus de lui ou en arrière de lui qu’au devant de lui. Pourquoi cette organisation?
M. Ehrenberg assure avoir constaté dans certaines espèces la présence d’un système nerveux. Un système nerveux dans des bestiolettes qu’un grain de sable peut couvrir!
Les Rotifères sont ovipares. Ils portent leurs œufs suspendus à l’origine de la queue, comme la plupart des Crustacés.
II
Spallanzani a donné beaucoup d’importance aux Porte-roues. Il a découvert que ces animaux peuvent être desséchés, aplatis, collés à une feuille de papier; rester ainsi, pendant un an ou deux, immobiles et dans un état complet de léthargie ou de mort apparente, et puis revenir à la vie. Il suffit de les mouiller pour les ressusciter!
Au contact de l’eau, la petite carcasse se gonfle, remue la queue, tord le ventre, se décolle, agite les cils de sa roue, et se met à nager!..... Heureux Rotifère!