Les patriciens, sous le règne d’Auguste, en décoraient les portes et les colonnes de leurs palais.

Les Romains faisaient venir les plaques de l’Égypte. Lorsque Jules César s’empara d’Alexandrie, il trouva dans les magasins une si grande quantité d’écailles, qu’il s’en servit pour embellir son entrée triomphale.

L’écaille des Tortues est douce au toucher et riante à l’œil, comme disent les marchands, mais en même temps assez fragile.

Le Caret est l’espèce dont les plaques sont les plus estimées.

On distingue dans le commerce quatre variétés de cette écaille. La meilleure est celle qui vient des mers de la Chine et des Philippines. Ces plaques sont noires, avec des jaspures d’un jaune clair, bien transparentes et parfaitement détachées. Le Caret des îles Seychelles (qui arrive par Bourbon) a des plaques plus épaisses, d’une couleur vineuse, avec des taches d’un jaune moins clair, moins transparent et moins tranché. Le Caret de l’Inde, appelé souvent écaille d’Egypte, parce qu’il est expédié par la voie d’Alexandrie, offre une teinte brune nuancée de rouge, avec des taches d’un rouge brun et d’un jaune-citron.

Les plaques de la Caouane sont les moins recherchées: elles se rapprochent de l’apparence de la corne. Elles sont de couleur brun noirâtre ou brun rougeâtre, avec de grandes taches transparentes d’un blanc sale, et de plus petites opaques ou d’un blanc mat.

La Tortue franche a des plaques minces, flexibles, élastiques, transparentes, d’un jaune pâle, marquetées de jaune rougeâtre et de noir.

CHAPITRE XLI
LES OISEAUX DE MER.