PATTES D’OISEAUX PALMIPÈDES.

Les rames des Oiseaux sont d’autant plus commodes, qu’il n’est pas besoin, comme pour les rames ordinaires, de les sortir de l’eau à chaque coup; il suffit que les doigts se rapprochent pour que la patte puisse, presque sans effort, être ramenée en avant. Là les doigts s’écartent de nouveau, la membrane s’étend, et la palette se reforme pour frapper le liquide une seconde fois.

II

Les Oiseaux marins pourraient être rangés géographiquement en quatre groupes:

1o Les Voiliers (ou Longipennes), tels que les Albatros et les Pétrels, qui fréquentent la haute mer. On les rencontre à des distances inouïes de toute terre; ils s’approchent rarement du rivage.

2o Les Maritimes ordinaires, tels que les Mouettes et les Fous, qui s’avancent assez loin du rivage, mais qui reviennent, chaque soir, vers les îles ou vers la terre ferme.

3o Les Riverains, tels que les Canards et les Harles, qui s’écartent très-peu des côtes, et semblent même préférer à la mer les étangs, les marais et les embouchures des cours d’eau.

4o Les Nageurs, tels que les Pingouins et les Manchots, qui se tiennent aussi à une faible distance du rivage. Ceux-ci sont privés de la faculté de voler, mais ils nagent et plongent d’une manière merveilleuse.

III