Le Varec porte-poire[17] de la Terre de Feu compose de larges buissons ramifiés, dont chaque branche est terminée par un renflement creux, espèce de vessie natatoire gonflée d’air, qu’on serait tenté de prendre pour un fruit. Ce Fucus peut atteindre jusqu’à une hauteur de 300 mètres (Cook, G. Forster); il dépasse, par conséquent, celle de nos arbres verts les plus élevés.

ALARIÉE (1/75)
(Alaria fistulosa Postels et Ruprecht).

Les Néréocystées ont une fausse tige filiforme, flexueuse, haute de 20 à 30 mètres, grossissant légèrement vers l’extrémité, où elle se dilate brusquement en une petite poire, de l’œil de laquelle s’échappe une touffe d’appendices dichotomes longs de 10 à 12 mètres, étroits et flexueux, composant un immense bouquet.

NÉRÉOCYSTÉE (1/350)
(Nereocystis Lütkeana Postels et Ruprecht).

N’oublions pas de mentionner les Acétabules, organisations gracieuses, longtemps mal connues, regardées par Tournefort comme des Algues[18], et par Linné comme des Polypiers[19].

Ce sont de petits plateaux orbiculaires, minces, en forme de parasols très-déprimés, striés en rayons, et plus ou moins semblables au chapeau de certains champignons, par exemple celui de l’Agaric androsacé[20].

Au centre de l’ombelle, en dessous, se voit une tige très-grêle, longue et fistuleuse, qui sert de support. Les rayons sont creux, et leur tube communique avec la grande cavité du chapeau. Le végétal tout entier ne forme qu’une seule cellule. (Nägeli.)

La peau de la plante contient de la chaux carbonatée, grenue, disposée par couches concentriques.