Il y en avait anciennement un très-grand nombre dans l’île Cherry, appelée d’abord Beeren eiland, c’est-à-dire île des Ours.
L’Ours blanc est un véritable quadrupède terrestre. Mais il diffère de son homonyme l’Ours des Alpes, par sa taille plus grande et plus élancée, par ses membres plus élevés, pourvus de pieds plus robustes, par son cou plus long, et par sa tête plus étroite et plus fixe.
Il peut acquérir de grandes dimensions. Certains individus n’ont pas moins de 2 mètres de longueur (P. Gervais).
En 1596, le voyageur Guillaume Barentz en tua deux dont il conserva les peaux. L’une était longue de 3 mètres et demi, et l’autre d’environ 4 mètres.
On assure que les plus gros individus pèsent quelquefois jusqu’à 500 kilogrammes.
L’Ours polaire est vêtu d’une fourrure blanche très-légèrement jaunâtre, à tissu soyeux et serré. Les pêcheurs norvégiens l’appellent pittoresquement le gros homme en pelisse. On conçoit comment, avec cet excellent habit, il peut résister aux grands abaissements de température, si communs dans son pays.
Ses yeux offrent une teinte foncée. Il a le bout du museau, l’intérieur de la gueule et les ongles noirs.
L’Ours blanc se nourrit de Phoques, de Poissons et de plusieurs autres animaux marins. On dit qu’il attaque les jeunes Baleines. Il mange aussi des substances végétales, surtout pendant l’été. Il peut supporter de très-longues abstinences.
Il suit les Phoques à la piste. Pour les saisir, il s’accroupit sur les pattes de devant, avance peu à peu et sans secousse avec celles de derrière, confondu par sa couleur avec la neige et les glaçons, et c’est seulement à quelques mètres qu’il s’élance sur l’animal qu’il veut saisir.