Un autre produit de la mer, exploité sur les bords de l’Océan, c’est la Zostère marine[26], plante remarquable par ses longues feuilles rubanées, d’un vert sombre. Cette plante n’est pas une Algue; elle appartient à la famille des Zostéracées. Elle a des racines très-grêles qui l’attachent aux sables mouvants; elle possède de véritables fleurs, à la vérité bien petites et bien modestes. La Zostère est employée, dans beaucoup d’endroits, pour les matelas, les coussins, et surtout pour les emballages. En Hollande, à l’entrée du Zuyderzée, on s’en sert, sous le nom de Wier, pour la construction des digues. (De Candolle.)
On est vraiment saisi d’admiration, quand on réfléchit sur les énormes masses de végétaux marins que chaque marée ou chaque tempête rejette et accumule sur les plages tous les ans, tous les mois, même tous les jours, sans que jamais leur quantité paraisse s’amoindrir.
CHAPITRE V
LES ANIMAUX INFUSOIRES.
«Natura nusquàm magis quàm in minimis tota est.»
(Pline.)
I
La Providence a distribué avec une grande profusion les espèces et les individus inférieurs de l’animalité. Dieu semble avoir voulu consoler (et même égayer) les abîmes de la mer en y répandant par millions et par milliards les représentants les plus mobiles de la vie.