PARAMÉCIES.
Les Infusoires sont pourvus, en avant ou tout autour du corps, d’un certain nombre de cils plus ou moins fins, égaux ou inégaux, toujours en mouvement, lesquels produisent des tourbillons et des courants qui attirent dans la bouche de la plus petite bête (quand elle en a une) les parcelles organiques qui doivent la nourrir. Les cils dont il s’agit, servent non-seulement à l’alimentation de l’animalcule, mais encore à sa respiration et à ses mouvements.
Les Infusoires ne possèdent pas de membres proprement dits. Quelques-uns ont une queue plus ou moins longue.
Ces miniatures animales nagent comme des Poissons, rampent comme des Serpents, ou se tortillent comme des Lombrics. Les Volvoces[30] roulent et tournoient constamment sur eux-mêmes, semblables à des boules abandonnées sur un plan incliné.
VOLVOCES.
La plus petite bête qui remue, comme la plus petite fleur qui éclôt, éveille dans notre cœur un sentiment profond qui nous surprend et nous réjouit, nous émeut et nous fait rêver!....
IV
Les Infusoires se propagent de diverses manières. D’abord par division spontanée (scissiparité): ils se partagent en deux parties égales qui deviennent chacune exactement semblables à l’individu primitif; de telle sorte que, littéralement, le fils est la moitié de sa mère, et le petit-fils le quart de son aïeule. D’autres se perpétuent par émission de bourgeons (gemmiparité). Comme on le pense bien, ces sortes d’œufs doivent être d’une excessive petitesse.