Et ces derniers, en souvenir des bonbons qu’ils avaient reçus et dans l’espoir de ceux qu’ils attendaient encore, se mirent, sur un geste de la bonne sœur, à crier à pleins poumons :
— Vive madame la marquise !
Très sensible à l’accueil chaleureux qui lui était fait, Mme de Trivières, saluant de droite et de gauche, prit le bras que lui offrait sir Richardson et entra au chalet, suivie de tout son monde.
La visite dura plus d’une heure et se termina par celle de la ferme, où un goûter champêtre était préparé.
Sir Reginald approuvait et admirait tout ; les dames s’extasiaient, la marquise s’avouait étonnée et satisfaite.
Elle laissait sa fille faire les honneurs de chez elle, expliquant à ses amis comment le domaine de la Biche-au-Bois appartenant à ses enfants par héritage, elle les laissait entièrement maîtres d’en disposer. Comme on retournait du côté du pavillon où attendaient les autos, sir Richardson, qui marchait auprès de Diane, laissa passer le groupe de visiteurs pour s’arrêter au milieu de la clairière, d’où la vue embrassait la vallée.
On découvrait de là, à une courte distance, les tours du château ; sur la droite, le village de Vauclair et un peu plus loin, à gauche, le gros bourg de Bonnétable.
Il répéta à plusieurs reprises :
— Beautiful country… Splendid country !
— N’est-ce pas, dit Diane, que c’est un beau pays ? L’endroit est si favorable à nos convalescents que ceux qui arrivent à la Biche-au-Bois n’y restent que très peu de temps ; ils repartent guéris au bout de peu de jours. Quant aux enfants… vous avez vu leur mine ?