— Embrasse-moi, d’abord, Corentine. Comment va grand’mère ?

— Tout doucement ; elle se maintient. Mais, Seigneur, vous êtes trempé ! Entrez dans la salle à manger que je vous essuie, vous allez m’égoutter partout sur mon parquet ciré… Eh bien ! en voilà une surprise !

— J’ai vingt-quatre heures de permission. Grand’mère est-elle dans sa chambre ?

— Elle ne l’a point quittée de tout l’hiver, la chère dame. Mais je vous préviens que la demoiselle est avec elle.

— Quelle demoiselle ?

— La demoiselle qui vient tous les jours, dame ! Celle qui lui fait la lecture, qui…

— Qui écrit ses lettres à ta place ? dit Hervé vivement.

— Oui, et ça fait tant de plaisir à madame ! Au moins elle peut vous en mettre long…

C’est plus comme de mon temps !

Hervé se mit à marcher de long en large ; le front penché, il réfléchissait.