A voir cette immobilité, elle se crut en présence d’un cadavre.

Était-il vraiment mort ?

Le lui avait-on caché jusqu’à ce moment ?

Non… une telle cruauté ! Bon ami n’aurait pas fait cela !

Elle éprouvait le besoin de se rassurer et, n’osant appeler, elle toucha légèrement la main du blessé.

Il fit un mouvement. Elle respira.

Puis il se tourna un peu, très peu de son côté.

Alors, elle s’aperçut que la moitié seulement de la face était cachée par le pansement. Sauf dans le haut où le bandage faisait le tour de la tête et encerclait le front.

Il fixa sur la jeune fille son œil unique, fixe, qui paraissait sans pensée…

Cela dura un certain temps… Diane n’osait bouger.