— Aidez-moi, Rose, je ne sais comment finir ma phrase : « … lui envoyer quelques douceurs, et je serai heureuse, si… »

— Si, dicta Rose, « s’il pense quelquefois à sa petite marraine qui, de son côté, fera tous les matins pour lui une bonne prière… et pour vous aussi, monsieur l’officier, afin que vous soyez protégé… parce que, des braves, il nous en faut pour défendre notre cher pays. »

— Merci.

Diane continua seule.

« Si vous éprouvez vous-même du plaisir, monsieur l’officier, à continuer à correspondre, j’en serai charmée. Je sais que vous n’avez plus de famille, si mes lettres doivent rompre l’ennui de votre solitude, veuillez me le dire, et nous reprendrons cette correspondance.

« Recevez, monsieur… »

— Rose, comment diriez-vous, pour finir ?

— Pour finir ? Voyons…

« Au revoir, cher monsieur l’officier, je vous envoie mes respectueuses salutations. »

— Non, dit Diane en souriant, j’ai déjà mis « Recevez, monsieur ». Ah ! j’y suis ! « mes sincères salutations ».