« Pour moi, je crois voir d’ici la gentille Rose penchée sur son ouvrage.
« Je sais déjà qu’elle a le cœur compatissant puisqu’elle s’offre à combler la solitude morale d’un pauvre soldat, je sais qu’elle aime les fleurs et j’en suis enchanté : ce goût nous est commun, et je la soupçonne de posséder, sans qu’elle s’en doute, une âme d’artiste, un peu poète. Je l’ai reconnue à la dernière phrase de sa lettre d’une sensibilité exquise.
« Me suis-je trompé ?
« Et maintenant, charmante amie (mademoiselle toujours sous-entendu), si mon style, mon écriture, mon portrait ou toute autre chose vous déplaisent en moi, dites vite, sans détour.
« Je tâcherai, dans ce cas, de vous dénicher un autre filleul qui vous donne satisfaction.
« En tant que nouvel ami, vous m’autorisez, je l’espère, à déposer sur votre jolie main un baiser très respectueux.
« H. de Louvigny.
« P.-S. — Envoyez moi quelques livres, si vous voulez. »
Hubert, furieux :
— Ah ! que c’est bête, mon pauvre vieux ! C’est romance, c’est rococo, 1830, quelle confiture !