— Parfaitement ! de plates excuses… Quand je le rencontrerai… Un officier blessé, tu dis ?… Arrivé d’hier. Je demanderai à Moreau de qui il s’agit…

— Et, tu as l’intention de lui offrir les stalles de nos écuries pour tous les chevaux qu’il voudra ?

— Je le dois, Diane. Comprends donc les choses… C’est bien le moins que nous ayons quelque complaisance pour des hommes qui se battent pour nous…

— Oh ! si tu le prends sur ce ton !… Fais comme tu voudras. Mais si je le rencontre dans la cour, je ne le salue pas…

— Allons, tu te fais plus mauvaise que tu n’es.

Trois ou quatre jours plus tard, le frère et la sœur débouchaient d’une allée du bois, quand ils virent venir à leur rencontre deux cavaliers.

— Tiens, dit Jacques, voici M. de Roysel, je ne savais pas qu’il était à Paris.

— Oh ! fit Diane avec un léger sursaut, sais-tu avec qui il est ?

— Non.

— Avec notre locataire, l’officier blessé, tu sais ?… Regarde, il a le bras droit bandé…