Elle le regarda, il avait toujours son air lointain, regardant droit devant lui avec ce petit sourire ironique qui l’avait tant blessée déjà.

Cependant, pour être agréable à son frère, elle ajouta :

— Nous sommes désolés, monsieur, de n’avoir pas été prévenus à l’avance. Mon frère et moi, nous nous serions fait un plaisir de vous offrir…

Il ne la laissa pas achever et répondit d’un ton glacial :

— Je vous suis reconnaissant, mademoiselle, ainsi qu’à monsieur votre frère. Je vous remercie infiniment. Mais j’ai pris, en ce qui concerne mon cheval, d’autres dispositions.

« L’orgueilleux ! » pensa Diane.

Elle poussa son cheval du côté de son frère, tandis que l’officier prenait la droite de Roysel.

A l’entrée de l’avenue du Bois, la petite troupe se sépara en deux parties.

Kéravan, après avoir salué cérémonieusement, s’apprêtait à suivre son ami, quand Jacques, se rapprochant de lui, tendit sa main d’un geste aimable en disant :

— Enchanté d’avoir fait votre connaissance, monsieur. Nous sommes voisins, je crois. S’il vous était agréable de loger votre cheval dans nos écuries, elles sont à votre disposition.