—Je ne suis pas curieux, ajoutait-il, mais je voudrais bien lire le rapport que ces imbéciles rédigeront sur cette découverte.
Peu de jours après, mon cousin mourut.
Le lendemain de son enterrement, nous apprîmes que toute sa fortune était en viager.
Ce détail contribua à adoucir fortement les remords que j'ai de n'avoir pas glissé dans le cercueil en pierre la collection de monnaies grecques (la plupart en or).
Autant que ça me profite à moi, me suis-je dit, qu'à des archéologues pas encore nés.
TRUC CANAILLE
Durant l'année 187… ou 188… (le temps me manque pour déterminer exactement cette époque pénible) le Pactole inonda désespérément peu le modeste logement que j'occupais dans les parages du Luxembourg (le jardin, pas le grand-duché).
Ma famille (de bien braves gens, pourtant), vexée de ne pas me voir passer plus d'examens brillants (à la rigueur, elle se serait contentée d'examens ternes), m'avait coupé les vivres comme avec un rasoir.
Et je gémissais dans la nécessité, l'indigence et la pénurie.
Mes seules ressources (si l'on peut appeler ça des ressources) consistaient en chroniques complètement loufoques que j'écrivais pour une espèce de grand serin d'étudiant, lequel les signait de son nom dans le Hanneton de la rive gauche (organe disparu depuis).