Ce nouveau nom lui plut beaucoup et il le garda.
Oh! non, Arfled n'aimait pas M. Pionce, le patron des Trois-Hémisphères.
Pourquoi? Je ne saurais l'assurer, mais je m'en doute.
L'affection qu'il aurait pu porter au ménage Pionce s'était concentrée, je suppose, tout entière et trop exclusive sur Mme Pionce.
Arfled était un garçon de goût, voilà tout.
Deux fois par jour, Arfled constituait, pour la jolie Mme Pionce, un divertissement sans bornes.
Le matin, il descendait mettre sa clef au bureau de l'hôtel.
Mme Pionce s'y trouvait-elle seule, alors c'était sur toute la face d'Arfled un enchantement extatique. Ses yeux reflétaient l'azur du septième ciel. Sa bouche s'arrondissait en cul-de-poule, comme le ferait une personne qui ressentirait une transportante saveur.
Et des compliments:
—Bonnjô, médéme Pionnce, comment pôté-vô? Havé-vô passé le bonne nouite? Jamé, médéme Pionnce, jamé, vô étiez plous jaôlie qu'aujôd'houi! Bonnjô, médéme, bonne appétite!