»La palette est une planchette de bois arrondie et munie, à son extrémité, d'un trou pour passer le pouce. On y place, les unes à côté des autres, les différentes couleurs: bleu, jaune, brun, etc., etc.
»Il ne faut pas croire que toutes les nuances soient représentées sur cette palette. Ce serait impossible; car s'il n'y a que sept couleurs, il existe des milliers de nuances intermédiaires.
»Ces nuances, l'artiste les obtient par un mélange habile d'une couleur avec une autre, et là n'est pas son moindre mérite.
»Une supposition, par exemple, qu'un peintre veuille représenter un paysage à la fin de l'été, au moment où les feuilles commencent à jaunir.
»Il n'emploiera pas, bien entendu, le vert qui lui aurait servi au fort de la saison. Il y ajoutera du jaune, la quantité raisonnable, ni trop ni trop peu.
»Le métier de peintre exige beaucoup d'études préalables et, surtout, énormément de patience.
»Comme rapport, il a beaucoup perdu et ne vaut pas ce qu'il valait il y a dix ou quinze ans. La concurrence sans doute, ou un revirement dans le goût du public.
»Les deux grandes expositions de peinture sont le Salon des Champs-Elysées et celui du Champ de Mars.
»Celui des Champs-Elysées est très supérieur à l'autre, et, pour s'en convaincre, il n'y a qu'à consulter le chiffre des recettes.
»Car, quoi qu'en dise l'ami Bauër, en matière de beaux-arts, comme pour le théâtre, la recette, voilà le criterium.