Très appuyée par certains, cette modification rencontre également beaucoup de détracteurs.

LÉGÈRE MODIFICATION À APPORTER DANS LE COURS DE LA SEINE

L'hygiène de notre capitale au cours des hautes températures, provoquées par l'été, est, au dire des meilleurs connaisseurs, déplorable en tous points, déplorable, déplorable…

Un des facteurs les plus importants de cet affligeant état de choses consiste en la traversée de Paris par la Seine (la malseine, comme dit notre vaillant maître Aurélien Scholl).

Contaminée par les égouts, dès son entrée dans Paris, la rivière charrie les miasmes les plus putrides, les brouillards les plus pernicieux avec, brochant sur le tout, un petit fumet de bouillon de culture peu piqué des hannetons.

Il y a longtemps que j'ai proposé la suppression radicale de cet inconvénient, et combien simple!

1° Établir à Charenton un barrage qui prohibe à la Seine son entrée dans Paris;

2° Diviser le fleuve en deux courants qu'on canalisera dans les fossés des fortifications (élargis au besoin);

3° Réunir au Point-du-Jour ces deux courants qui, à partir de ce moment, reprendront en commun leur ancien cours.

Les avantages que présenterait la réalisation de ce projet sont innombrables et, peut-être même, incalculables.