Pour aller voir Nolet[98].
Note 98:[ (retour) ] Bible des Noëls, de Ribaut de Laugardière, p. 15, Bourges, 1857.
Tous ces gâteaux n'auraient-ils pas pour origine ces pains de Noël, espèce de redevance payée jadis par les vassaux à leur seigneur? [99].
Note 99:[ (retour) ] Voir du Cange, Glossarium, s. v. panis.
Nous pourrions citer encore une foule d'autres gâteaux que l'on sert à l'occasion des fêtes de Noël et du jour de Tan; en Beauce, les nieules, espèce d'échaudées; en Normandie, les nieules [100], petites gaufrettes un peu semblables aux oublies, pâtisserie légère que fabriquait, à Rouen, la corporation des oubleyeurs-neuliers; on les voit souvent figurer comme redevances, comme les oublies les chemineaux, les fouaces; en Provence, le calendau et le nougat que l'on sert orné de feuilles vertes; en Normandie, les craquelins, qu'on appelle bourettes à Valognes, etc.
Note 100:[ (retour) ] Les nieules étaient surtout jetées, du haut des galeries, dans la cathédrale de Rouen, le jour de la Pentecôte (Farin).
A ces sortes de gâteaux doit se rapporter le petit pain blanc que, chez nos voisins des Amognes (Nièvre), les parrains et les marraines offraient, naguère encore, aux approches de Noël, à leurs filleuls et que l'on connaissait, dans ces contrées, sous le nom d'apogne cornue.
On pourrait encore ranger dans la catégorie des apognes, l'ai gui l'an de Vierzon (Cher), dont Raynal parle en ces termes [101]: «A Vierzon pendant quelques jours des environs de Noël, tous les pâtissiers vendent un petit gâteau de forme bizarre qu'on nomme l'ai gui l'an.»
Note 101:[ (retour) ] Histoire du Berry, tom. I, p. 17.
«Dans notre province, comme en beaucoup d'autres, ajoute Raynal, on donne encore les noms de guilané, guilaneu aux aumônes spéciales ou à de certains présents que l'on distribue aux premiers jours de l'an. Les mots guilané, guilaneu signifient, dit-on, gui l'an neuf[102]».