Note 102:[ (retour) ] Les auteurs sont très partagés sur cette étymologie. V. le Barzaz-Breiz, de M. de la Villemarqué, t. I, p. 396.
En Picardie, il y a quelques années, les cabaretiers offraient, la veille de Noël, à leurs clients des cuignons ou cuignots, sorte de tarte aux pommes en forme de croissants allongés.
Dans la Flandre flamingante, les gâteaux de Noël se nomment Kerskoeken et représentent un porc ou un sanglier, comme les cougnoux de Namur.
Le réveillon des animaux[103].
Note 103:[ (retour) ] Voir Noël dans les pays étrangers, p. 13. Le réveillon des oiseaux.
Dans un grand nombre de pays, les animaux eux-mêmes font réveillon.
En Berry, les animaux de la ferme, à l'issue de la Messe de minuit, reçoivent une provende extraordinaire du meilleur fourrage.
Il en est ainsi en Lorraine et dans le pays bisontin. Dans un village voisin de Besançon, à Mamirolle, il y a quelques années, un cultivateur qui n'avait aucune religion se levait avec grande diligence, pour conduire son bétail à l'abreuvoir public, tout au sortir de la Messe de minuit. Il fallait, disait-il, que ses animaux eussent la première eau de Noël. Cette habitude superstitieuse a quelque chose de bien poétique et n'est que l'application abusive d'une idée admirable du Mystère de Noël. [104]
Note 104:[ (retour) ] L'abbé B..., du diocèse de Besançon.
On nous écrit que, dans certaines paroisses perdues des montagnes de l'Auvergne, à l'occasion de Noël, tous les animaux participent aux réjouissances communes; «il n'est pas une tourterelle ni un pigeon qui ne fasse réveillon.»