Note 2:[ (retour) ] Desclées, Noël.
Dans la plupart des campagnes, les ménagères veillent à ce que, pendant les fêtes de Noël, l'ordre et la propreté règnent dans toute leur demeure. Il est d'usage de joncher les dalles de paille fraîche, ce qui donne à la chambre de famille l'aspect d'une grange où l'on a étendu les gerbes avant le battage. Est-ce en souvenir de la paille et de la pauvreté de la crèche? Nous serions portés à le croire. Quoi qu'il en soit, cette paille de Noël a, dit-on, une vertu merveilleuse: les animaux qui en mangent sont préservés de toute maladie pendant l'année.
En Suède, les paysans veulent que tous les animaux prennent part à la solennité de Noël: «Ce jour-là, dit M. Léouzon le Duc, ils donnent la liberté aux chiens de garde, ils servent à leurs bestiaux un fourrage d'élite»[3].
Note 3:[ (retour) ] La fête de Noël en Suède et en Finlande.
C'est un usage assez répandu, en Suède et en Norwège, d'offrir, le jour de Noël, un repas aux oiseaux. La dernière gerbe de la moisson est soigneusement conservée, chez les pauvres comme chez les riches, jusqu'à la veille de la grande solennité. Le vingt-cinq Décembre, au matin, on la fixe au bout d'une perche et on en décore le pignon de la maison. C'est un charmant et étourdissant concert que celui de la gent granivore faisant tapage autour de ce mât pour picorer les épis de blé. Tous les petits habitants de l'air prennent, eux aussi, leur joyeux festin et rendent grâces à la Providence qui, dans un jour si heureux, a voulu les combler d'allégresse. Cette ravissante coutume suédoise nous rappelle ces deux vers si connus:
Aux petits des oiseaux il donne leur pâture
Et sa bonté s'étend sur toute la nature[4].
Note 4:[ (retour) ] Racine, Athalie, acte II, scène VII.
Un de nos meilleurs poëtes a gracieusement chanté ce Réveillon des petits oiseaux:
Et les oiseaux des champs? Ne feront-ils la fête?...