Eux que l'hiver cruel décime tous les jours,

Eux que le froid transit, que la famine guette

Sur l'arbre dépouillé du nid de leurs amours!

Oh, non! Pour eux, l'on cherche une gerbe emmêlée

Où des milliers d'épis se courbent sous le grain,

On l'étend sur la neige: «—Accourez gent ailée,

«Car votre nappe est mise, et prêt est le festin!»

Et vous voyez d'ici le pinson, la fauvette,

Le menu roitelet voleter à l'appel.....

Tout en mangeant le grain, ils relèvent la tête,