— Qui?… La Tarasque?… Hé, coquin de sort! je ne le sais que trop.
— Non, dit Pascalon, plus bas qu'un souffle, la dame du commodore.
— Pécaïre! pauvre petite! encore une!… Mais qui vous fait croire cela?» Pour toute réponse, Pascalon tendit un carton imprimé, par lequel lord commodore et lady William Plantagenet priaient Son Excellence le Gouverneur Tartarin et M. Pascalon, directeur du secrétariat, à dîner pour le soir même.
«Oh! les femmes!… les femmes!… s'écria Tartarin, car évidemment cette invitation à dîner venait de la femme du commandant; l'idée ne pouvait être du mari, il n'avait pas une tête à invitations.
Puis, s'interrogeant avec gravité:
«Dois-je accepter, pas moins?… Ma situation de prisonnier de guerre…»
Pascalon, qui savait ses auteurs, rappela qu'à bord du _Northumberland, _Napoléon mangeait à la table de l'amiral.
«Voilà qui me décide, fit aussitôt le Gouverneur.
— Seulement, ajouta Pascalon, l'Empereur se retirait avec les dames dès qu'on apportait les vins.
— Parfaitement, ceci me décide encore plus. Répondez, à la troisième personne, que nous acceptons.