SACOUNTALA.

Eh! pourquoi donc?

PREYAMVADA.

C'est qu'en te voyant ainsi appuyée contre lui, ce bel arbre, comme s'il était uni à une liane élégante, en acquiert encore plus de grâce.

SACOUNTALA.

Es-tu plus digne de ce nom gracieux de Preyamvada, toi dont les paroles sont remplies de tant de douceur?

DOUCHMANTA.

Oui, Preyamvada, tu viens de dire une grande vérité. Ses lèvres ont l'incarnat de la rose; ses bras, comme deux tendres rameaux, s'arrondissent avec souplesse, et la fleur attrayante de la jeunesse répand sur toute sa personne un charme inexprimable.

ANOUSOUYA.

Sacountala, vois comme cette jolie malica a choisi pour son époux ce bel arbre, qu'elle entoure de ses rameaux en fleurs.