ANOUSOUYA.
Chère Sacountala, vois, tu oubliais cette charmante madhavi, quoiqu'elle ait crû en même temps que toi, par les soins que ton père Canoua se plaît à vous prodiguer à toutes deux.
SACOUNTALA.
Va, je m'oublierai plutôt moi-même. (Elle s'approche de l'arbuste, le regarde, puis s'écrie, transportée de joie:) Miracle! miracle! Preyamvada, ah! que tu vas être heureuse!
PREYAMVADA.
Comment cela, ma douce amie?
Vois, cette liane est toute couverte de fleurs, depuis la racine jusqu'au sommet des rameaux les plus élevés, quoique ce ne soit pas le temps de la floraison.
TOUTES DEUX accourant.
Dis-tu vrai? dis-tu vrai?