TOUTES LES DEUX, en souriant.

Eh! qu'y pourrions-nous faire? Appelle Douchmanta à ton secours: n'est-ce pas au roi à protéger les habitants de cet ermitage?

DOUCHMANTA.

Excellente occasion pour me montrer!... Ne craignez..... (Il n'achève pas, et continue à se tenir caché.) Non, on me reconnaîtrait pour être le roi; il vaut mieux que je me présente sous l'aspect d'un voyageur demandant l'hospitalité.

SACOUNTALA.

L'impudent ne cesse de m'assaillir; il faut que je cherche une autre place. (Jetant les yeux derrière elle tout en courant.) Comment! il me poursuit encore? Ah! de grâce, délivrez-moi de son importunité.

DOUCHMANTA, survenant tout à coup.

Comment donc!... quel est l'insolent qui, sous le règne d'un des descendants de Pourou, de Douchmanta, cet ennemi déclaré du vice, ose insulter les filles innocentes des pieux ermites?
(Toutes, à la vue du roi, éprouvent un moment de trouble.)

ANOUSOUYA.

Seigneur, personne ici n'est coupable d'une action criminelle: seulement, notre jeune amie se défendait contre une abeille obstinée à la poursuivre.
(Elle montre du doigt Sacountala.)