Le hasard nous a fait connaître personnellement quelques-uns des principaux personnages et quelques-unes des circonstances de ce drame intérieur, si intimement mêlé à la vie, aux œuvres, au génie, à la mort du jeune Robert, ce Werther des peintres. Nous allons retrouver son amour d'abord naissant, puis couvé, puis développé, dans ses ouvres. Jamais l'homme ne fut plus inséparable de l'artiste que dans ce Tasse de l'Helvétie transporté dans une cour exilée à Rome. Ce sont les rêves de son cœur qu'il rend visibles sur sa palette pour les transporter sur la toile; les trois phases de son amour y sont écrites en trois tableaux immortels: la première ivresse d'un sentiment qui vient d'éclore dans la Madonna dell' Arco, la félicité suprême dans les Moissonneurs, la désillusion et le pressentiment de mort dans les Pécheurs de l'Adriatique. Ces trois tableaux sous les yeux ou dans la mémoire, suivez un moment son pinceau; ce pinceau, c'est la vie.
Lamartine.
(La suite au mois de janvier.)
Paris.—Typographie de Firmin Didot frères, fils et Cie, rue Jacob, 56.
Note 1: Musique est ici pour philosophie, équilibre et harmonie des choses, art et symbole à la fois chez les Chinois comme chez les anciens législateurs européens.[Retour au texte principal]
Note 2: Traduction du P. Amyot dans les Mémoires concernant les Chinois.[Retour au texte principal]
Note 3: Mémoires du père Amyot, p. 108 (12e volume).[Retour au texte principal]