XI
Et il le chante en effet dans les hymnes d'adoration qui suivent ce chant de triomphe avec une magnificence de parole égale à la magnificence des œuvres divines qu'il célèbre.
«Les cieux racontent la gloire de Dieu; le firmament prophétise l'œuvre de ses mains!
«L'aurore parle à l'aurore, et la nuit enseigne à la nuit ses mystères.
«Point de parole ici-bas et là-haut qui soit vide de lui!
«L'écho de ces louanges retentit dans tout l'univers. Il a dressé une tente pour le soleil; et lui (le soleil), comme un nouvel époux sortant de sa couche, s'élance, ivre de joie, pour parcourir sa carrière.
«Il part du bord des cieux, et sa course s'étend jusqu'à l'autre bord; rien ne peut échapper à sa chaleur!»
Puis, passant sans transition de l'ordre matériel à l'ordre moral, le poëte chante en strophes réfléchies la sagesse de Jéhovah empreinte dans la conscience de l'homme vertueux.
Puis un chant pour inspirer la confiance au peuple la veille des batailles:
«Ceux-ci se confient dans leurs chariots de guerre, ceux-là dans leurs chevaux de bataille; mais nous, Jéhovah, dans ton nom!»