Et c'est ainsi qu'il faut lire les poëtes, à deux, pour qu'un écho du cœur se répercute sur un autre cœur, et pour qu'une impression soit en même temps un souvenir.

Lamartine.

RECTIFICATION
AU DERNIER ENTRETIEN SUR MACHIAVEL.

Nous avons commis une erreur, faute d'avoir ici le Moniteur sous les yeux, en attribuant au gouvernement du général Cavaignac la première pensée de l'intervention armée à Rome. J'avais pris l'embarquement des troupes du général Mollière pour un commencement d'intervention à Rome. La lettre suivante de M. Bastide me démontre que ce n'était qu'une protection personnelle et une escorte d'honneur et de sûreté offertes au souverain pontife. Je retire donc loyalement mon erreur, et je me fais un devoir de restituer au général Cavaignac et à son ministre M. Bastide, en ce qui concerne l'affaire de Rome, une bonne intention, une bonne conduite de cette affaire et une bonne politique.

Voici la juste réclamation de M. Bastide, ministre des affaires étrangères à cette époque:

Lettre de M. Jules Bastide à M. de Lamartine.

Paris, 28 août 1860.

Monsieur,

Je viens de lire dans votre cinquante-troisième Entretien, pages 336 et 337, le passage suivant, dans lequel se trouvent quelques erreurs que je suis, à mon grand regret, forcé de vous signaler.

Vous dites: «Le pape s'évada et s'enferma à Gaëte, dans le royaume de Naples.