Je n'oublierai jamais quelle noblesse et quels accents M. Manos sut donner à sa voix en psalmodiant ces vers d'Homère.»
VIII.
Dans Cérès à Éleusis, scène orientale, les mystères du paganisme transcendant sont décrits et sondés avec autant de poésie que d'érudition;
Puis dans Orphée en Thrace, morceau de haute philosophie religieuse dédié à M. de Lamartine, et dont je ne recueillis l'hommage amical que sur son tombeau.
Cette scène orientale commence cette réminiscence de nos jeunes années et de nos premiers voyages.
Qu'on me permette de la citer ici, en rejetant sur le compte de l'amitié tout ce qui m'élève à la hauteur d'Homère et d'Orphée, mais en ne rejetant rien de mon enthousiasme croissant avec les années pour Homère.
ORPHÉE EN THRACE.
À M. DE LAMARTINE,
À SAINT-POINT.
SCÈNE ORIENTALE.
«J'achève, mon cher ami, de lire l'idylle antique que vous avez intitulée Homère; et je me hâte de vous remercier de tout le plaisir que j'ai eu à reporter avec vous mes pensées vers ce bel Orient, où l'image et les œuvres prétendues du chantre primitif ne m'ont jamais quitté.