«Mon ami, félicite-moi! J'ai son consentement, j'ai celui de son père. Tout est fini.
—Comment? s'écria Pierre étonné.
—Je me marie.
—Avec Viéra?
—Oui, c'est une affaire décidée.
—Pas possible!
—Quel homme!... Crois-moi donc.»
Pierre se leva, prit à la hâte ses pantoufles, sa robe de chambre, cria: «Marthe, du thé!» Puis, se tournant vers son ami: «Si tout est fini, lui dit-il, que le ciel te bénisse! Mais raconte-moi comment les choses se sont arrangées?»
Il est à remarquer qu'à partir de ce moment, les deux amis se tutoyaient comme s'ils ne s'étaient jamais parlé autrement.
«Très-volontiers, répondit Boris; tu sauras tout dans les plus petits détails.»