Et entrant dans la chambre, il leva son feutre en disant:

«Ça, ce doit être du champagne, dont j'ai souvent entendu parler, de ce vin de France qui tourne la tête à ces hommes batailleurs, et les porte à faire la guerre contre tout le monde! Est-ce que je me trompe?

—Non, père Christel, non; asseyez-vous, répondit Fritz. Tiens, Sûzel, voici ta chaise à côté de moi. Prends un de ces verres.—À la santé de ma danseuse!»

Tous les amis frappèrent sur la table en criant: «Das soll gülden

Et, levant le coude, ils claquèrent de la langue, comme une bande de grives à la cueillette des myrtilles.

Sûzel, elle, trempait ses lèvres roses dans la mousse, ses deux grands yeux levés sur Kobus, et disait tout bas:

«Oh! que c'est bon! Ce n'est pas du vin, c'est bien meilleur!»

Elle était rouge comme une framboise, et Fritz, heureux comme un roi, se redressait sur sa chaise.

«Hum! hum! faisait-il en se rengorgeant, oui, oui, ce n'est pas mauvais.»

Il aurait donné tous les vins de France et d'Allemagne pour danser encore une fois le treieleins.