—Mon mari.—Je remarquai qu'à ces mots Jermolaï avait comprimé un sourire.—Mon maître, continua Arina. Vous aurait-il parlé de moi?

Je ne savais que lui répondre.—Arina!—cria de loin le meunier; celle-ci se leva et nous laissa seuls.

—Son mari est-il un brave homme? demandai-je à Jermolaï.

—Il n'y a rien a en dire.

—Ont-ils des enfants?

—Ils en avaient un, mais il est mort.

—Elle a donc plu au meunier? Combien a-t-il donné pour l'affranchir?

—Je n'en sais rien; mais elle sait lire et écrire. Pour leur genre d'affaires, c'est une chose... comment dirai-je, qui peut être utile. Mais oui, du reste, il faut croire qu'Arina lui plaisait.

—Et toi, tu la connais depuis longtemps?

—Depuis longtemps. J'allais autrefois chez ses maîtres. Leur bien n'est pas loin d'ici.