« Si vous saviez le don de Dieu[51] ! » dit l’Évangile : parole universelle, vraie toujours et partout.
[51] Si scires donum Dei. (Joan., IV, 10.)
« Cette terre est sainte, » s’écrie le patriarche dans sa vision, « et moi, je l’ignorais[52] ! » Oui, nous ignorons presque tous ce qu’il y a de saint et de sacré dans le monde présent tel qu’il est.
[52] Locus iste sanctus est, et ego nesciebam. (Gen., XXVIII, 16.)
La vie des hommes sur terre n’est pas plus livrée au hasard que celle de la nature, ou que la vie des astres.
La bonté de Dieu donne tout germe, et ses saintes lois providentielles travaillent à tout développer.
Que manque-t-il donc ? où est le mal ? où est l’obstacle ? Le voici : c’est notre aveuglement et notre iniquité ! l’aveugle iniquité ! Il n’y a que cet obstacle unique, que ce seul ennemi à combattre pour que tout bien se développe.
Tout le travail humain se résume dans cette divine et merveilleuse parole : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et le reste vous sera donné par surcroît. »
Oui, tout le reste sera donné, ou plutôt tout n’est-il pas déjà donné ?
III