En vain, cédant aux vœux du paradis, il jouait la Marseillaise, le Chant du Départ, etc.

Si l'autorité trouvait mauvais, dangereux, subversif, qu'on jouât ces airs,—le public les réclamait, les exigeait avec ardeur,—parfois le commissaire parlait au public;—ça avait bien vite fait de dépenser une petite demi-heure,—mais, souvent, l'autorité laissait faire, et on entendait une fois, deux fois, trois fois pour son agrément, ces beaux airs qu'on a fini par déshonorer.

Mais pour les entendre quatre, cinq, six fois,—il aurait fallu que ça chagrinât quelqu'un,—sans quoi il n'y avait plus de plaisir.

Alors on imitait le cri des animaux,—on jetait des pelures d'oranges et de pommes.

Si on avisait quelqu'un debout sur le devant d'une loge, causant avec les personnes placées au fond, on criait: Face au parterre, jusqu'à ce que le spectateur finît par comprendre qu'il s'agissait de lui,—et obéît à l'injonction.

Du temps de Louis XV,—quelques abbés allaient au théâtre; si l'on en voyait un dans une loge auprès d'une femme, on criait jusqu'à ce que l'abbé eût mis ses deux mains sur le velours de la loge,—ou s'en fût allé.

Faute de ce divertissement, aujourd'hui perdu,—il reste encore celui-ci:

Un homme et une femme sont seuls dans une loge; que l'homme se rapproche et se penche pour parler de plus près à la personne qui est avec lui,—le paradis, ou poulailler, se partage en deux camps; les uns crient:

Il l'embrassera.

Les autres: