La ligue trouva, dans Henri de Valois, vilain Hérodes.

Comme anagramme, c'était mieux réussi que celle de la Gazette de France, parce que toutes les lettres d'une phrase étaient employées dans l'autre, tandis qu'après l'opération de la Gazette il en reste six ou sept qui n'ont rien de fatidique.

Après le 18 brumaire, car ces prédictions ont malheureusement coutume d'être faites après les événements, on trouva dans les mots:

Révolution française,

Un Corse la finira,

Et il ne restait que de quoi faire le mot veto, alors à la mode.

Plus près de nous, sous le règne de Louis-Philippe,—un ami, un rédacteur de la Gazette de France, qui depuis se brouilla fort avec elle, M. Antoine Madrolle,—se livra à des exercices de ce genre très curieux;—il commença par écraser les Algériens d'une terrible anagramme, c'était son arme favorite.

«Algériens, dit-il, ont pour anagramme heureux, galériens

Puis il passe à Napoléon Ier, il faut dire qu'alors Napoléon Ier était détrôné depuis vingt-cinq ans, et mort depuis dix-neuf ans.

M. Antoine Madrolle trouva l'histoire de Napoléon dans l'Apocalypse de saint Jean (ix.-11) où on lit: «l'Ange de l'abîme s'appelle