«Dites bien à votre maître, ajoutai-je, que, s'il en veut davantage, c'est parfaitement à son service.»
«Et le domestique emporta les couverts, qui me furent rapportés le lendemain. Depuis ce temps, il n'a pas perdu une occasion pour m'être désagréable; enfin, au dernier terme de payement, je me suis trouvé en retard de quelques jours, et il m'a signifié mon congé par un huissier. Voici, chers amis, la situation des choses; que Gargantua verse à boire, et que chacun, avec calme et gravité, émette son opinion sur la peine à infliger au Vasselin.
MITHOIS.—Je pense qu'il ne s'agit pas d'une simple peine, mais d'une succession de peines, c'est-à-dire d'une scie. Il faut que le Vasselin maudisse le jour de sa naissance et la mère qui lui a donné la vie; il faut qu'il nous trouve partout, nous et notre vengeance; il faut qu'il rêve de nous.
ANTOINE HUGUET.—Mithois a parfaitement posé la question: mettons de l'ordre dans notre affaire; que chacun donne son idée. Gargantua va écrire, et les diverses condamnations portées contre le Vasselin seront exécutées chacune à son tour, sans restriction, sans commutation, sans pitié.
MITHOIS.—Sans pitié.
CHARLES LEFLOCH.—Sans pitié.
EDGARD SAGAN.—Sans pitié.
GARGANTUA.—Sans pitié.
ANTOINE HUGUET.—Gargantua, verse à boire et écris.
MITHOIS.—Écris: Pour crimes et forfaits divers dont nous ne voulons déshonorer le papier, le sieur Vasselin est condamné à subir les peines dont le détail suit: