Oh! la charmante maison couverte de chaume avec des iris sur le faîte, entourée et tapissée de rosiers et de jasmins.

Arrêtez-vous, restez en face. Si vous étiez dedans, vous ne la verriez pas.

Prétendre trouver un bonheur parfait dans ce monde, c'est vouloir faire un canapé d'un buisson d'épines.

On n'est jamais si heureux ni si malheureux qu'on l'imagine.

En considérant l'impuissance des objets à nous satisfaire et la faiblesse de nos propres sens à recevoir leurs impressions et à en jouir, on renonce à la vaine poursuite de cette chimère du bonheur.

Les plaisirs sont de la monnaie du bonheur—peut-être sont-ils la monnaie d'une valeur de convention, fictive, idéale et n'existant pas, comme le grand sesterce des Romains et le talent des Grecs.

L'Académie et le Lycée—divisaient en trois classes les biens désirables et constituant le bonheur.—D'abord et avant tout: les biens de l'âme, les vertus;—ensuite: les biens extérieurs, les biens du corps, la santé, la force et la bonté;—enfin, les biens étrangers, comme la bonne réputation, les amis, les honneurs, les richesses.

J'ai vu, à la mer, un pêcheur prenant à sa ligne un très gros poisson;—il est un moment anxieux où le poisson et l'homme tirent chacun de son côté. Est-ce l'homme qui pêchera le poisson, ou le poisson qui pêchera l'homme?

Eh bien, dans ce moment, ambition, famille, amour, devoir, chagrin, honneur, patrie, tout disparaît, il ne pense, il ne voit que ceci: aura-t-il son poisson?—Et j'avouerai humblement que, cet homme, ç'a été quelquefois moi-même.

Épicure, qui se connaissait en bonheur et qui mettait la vertu au nombre des voluptés, ne cessait de prêcher à ses disciples les goûts de l'obscurité et de l'éloignement de la foule.