Voici le passage en question, du moins en partie; peut-être y reviendrons-nous quelqu'un de ces jours.

La Démocratie

Janvier 1810.

«Dans la société actuelle, dites-vous, quelques-uns ont, à l'exclusion des autres, le monopole des capitaux.»

Ouf! voilà le gros mot lâché.

Mais, messieurs, le capital, l'argent est le fruit du travail; ceux qui ont ce que vous appelez le «monopole des capitaux» ont aussi le monopole des fatigues, des veilles, des soirées, l'intelligence, le monopole de l'ordre et de l'économie; tout le monde—vous comme les autres—a le droit de vivre de ses rentes: il ne s'agit que de gagner ces rentes ou d'avoir un père qui les ait gagnées;—que voulez-vous de plus! Serait-ce par hasard de vivre des rentes des autres?

Vous réclamez la liberté religieuse;—mais un de ces jours derniers, vous vous êtes assemblés pour discuter et mettre aux voix la «reconnaissance de l'Être suprême», et l'Être suprême n'a passé qu'à une voix de majorité.

Vous parlez de supprimer aussi la propriété:—on le comprend, c'est supprimer le vol;—c'est supprimer la justice, les tribunaux, les juges, les gendarmes.—Pourquoi ne promulguez-vous pas franchement votre charte en trois mots?

Article unique.

Il n'y a plus rien.