Dans un pays civilisé—on ne doit pas pouvoir mourir de faim.

Il y aurait un bon usage à faire de la police;—un usage qui amènerait en peu de temps à la réalisation de cette utopie: la police faite par les honnêtes gens.

La police ne s’occupe des gens qu’à mesure qu’ils deviennent voleurs ou assassins.

Il faut surveiller tout homme qui ne gagne pas sa vie—le faire venir et lui dire: Voilà de l’ouvrage;—s’il ne veut pas travailler, c’est un homme dangereux qui doit être mis à la disposition du procureur du roi.

Mais, pour cela, il faut avoir des travaux toujours prêts.

Il faut, par exemple, que le gouvernement se charge de l’exécution des grandes lignes de chemins de fer; il faut qu’il n’y ait pas de ministres et pas de députés qui aient des intérêts occultes dans l’exploitation des compagnies, et dont le vote acheté n’enlève pas la direction de ses travaux au gouvernement.

Mais qui est-ce qui s’occupe de cela, à la Chambre ou ailleurs? Qui est-ce qui montera à la tribune pour dire: «Une femme est morte de faim à Paris?»

Demain, l’opposition, le parti qui s’intitule ami du peuple, demandera pour le peuple «des droits politiques.»