Voilà ce qu’ont fait les amis du peuple pour le peuple.
Adieu, mes chers lecteurs, mon premier numéro sera daté—d’Étretat ou de Tréport.
Mars 1840.
L’attitude du peuple.—J’assemble Gatayes.—Spartacus.—Mantes.—Porcs vendus malgré eux.—Yvetot.—Rouen.—Bolbec.—Le Havre.—L’Aimable Marie.—Le Rollon.—Le Vésuve.—L’Alcide.—La réforme électorale.—Le pays selon les journaux.—Etretat.—Les harengs et l’Empereur.—Deux abricotiers en fleurs.—Un bal à la cour.—Histoire d’un maire de la banlieue et de son épouse.—La dotation du duc de Nemours.—La couronne et la casquette du peuple.—Les avaleurs de portefeuilles.—M. Thiers.—M. Roger.—M. Berger.—M. de la Redorte.—M. Taschereau.—M. Chambolle.—M. Teste.—M. Passy (Hippolyte-Philibert).—Où trouver trente-voix?—Les 221.—M. de Rémusat.—Madame Thiers.—Madame Dosne.—M. Duchâtel.—Mademoiselle Rachel.—M. de Cormenin.—MM. Arago, Dupont (de l’Eure) et Laffitte.—La crise ministérielle.—M. Molé.—M. Guizot.—La curée.—L’Académie.—M. Hugo.—Ne pas confondre M. Flourens avec Fontenelle, d’Alembert, Condorcet, Cuvier, etc.—M. C. Delavigee.—L’avocat Dupin.—M. Scribe.—M. Viennet.—M. Royer-Collard.—Mariage de la reine d’Angleterre.—L’ami de M. Walewski.—Le duc de Nemours.—Le prince de Joinville.—Le duc d’Aumale.—Mademoiselle Albertine et mademoiselle Fifille.—Accès de M. le préfet de police.—L’amiral Duperré.—Les armes de M. Guizot.—La croix d’honneur.—Mystification de quelques lions.—Le sabre de M. Listz.—M. Alexandre Dumas et Mademoiselle Ida Ferrier.—M. de Chateaubriand.—M. Nodier.—M. de Balzac.—Spirituelle fluxion du maréchal Soult.—Derniers souvenirs.—Un assaut chez lord Seymour.—De M. Kalkbrenner et d’une marchande de poisson.—M. de Rothschild.—M. Paul Foucher.—Un seigneur rustre.—Sort des grands prix de Rome.—M. Debelleyme.—Abus des grands-pères.—Les hommes et les femmes dévoilés.—Les femmes immortelles.—Recette pour les tuer.—La torture n’est pas abolie.—At home.—Un mauvais métier.—M. Jules de Castellane.—Un nouveau jeu de paume.—Moyen adroit de glisser vingt vers.—Réponses diverses.
Étretat.
Un matin des premiers jours de février, comme je lisais un journal—j’y vis ces mots, qui me frappèrent singulièrement, à propos de la réforme électorale: «Si le gouvernement veut s’instruire, il n’a qu’à regarder l’ATTITUDE DU PEUPLE dans toute la France.»
Mon Dieu! me dis-je à moi-même, que ces messieurs des journaux sont donc savants et miraculeusement informés!—Ils n’ignorent rien, rien ne leur échappe. Le monsieur qui a écrit ces lignes était hier soir à l’Opéra, eh bien! il sait tout ce qui se passe en France jusque dans les bourgades les plus cachées. Il paraît que l’attitude du peuple est fort menaçante, il paraît que le peuple français est semblable au peuple que représentaient hier soir les figurants de l’Opéra—tous rangés sur une seule ligne—faisant les mêmes gestes—et chantant ou criant à la fois le même mot «marchons» ou tout autre, à peu près en mesure.